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Historique du GBU

Les Groupes Bibliques Universitaires Français comptent aujourd'hui de l'ordre de 200 membres actifs étudiants auxquels se joignent de nombreux autres étudiants et amis dans environs 80 groupes en France.

Daniel Bresch, président des GBUF de 1962 à 1969 nous trace un bref historique du mouvement.

Lisez également l'historique de l'IFES, la dimension internationale du GBU, du même auteur.

Les précurseurs

Les premiers témoignages de groupes d'étudiants qui, de leur propre initiative, se réunissaient pour lire la Bible et prier ensemble, remontent au XVIIe siècle, en Écosse.
Sous des noms divers, des groupes semblables sont signalés en Angleterre, puis aux États Unis, au XVIIIe siècle.L'objectif de ces " sociétés ", souvent secrètes à cause des soupçons de spiritualisme excessif qui pesaient sur elles,était essentiellement l'édification de la foi par la prière, l'exhortation et la discussion de questions théologiques.
Aux mêmes époques, sur le continent européen, le Piétisme allemand et ses prolongements eurent des retentissements parmiles étudiants avec une orientation vers le témoignage et l'évangélisation.
Cette préoccupation s'intensifia dans plusieurs groupes en Amérique au début du XIXe siècle, débouchant sur de remarquables engagements missionnaires dans les grandes sociétés missionnaires nées depuis un siècle environ.
On observe également le besoin d'établir des relations entre les différentes universités.
C'est aussi la période des grands réveils qui ont touché de nombreux pays d'Europe notamment, traçant la voie au mouvementde l'Alliance à base évangélique et aux dimensions inter-ecclésiastiques.
La deuxième moitié du XIXe siècle est marquée par le développement de véritables mouvements de jeunesseà l'échelle mondiale, d'orientation clairement évangélique, avec des ramifications importantes dans le monde étudiant(Union Chrétienne de Jeunes Gens, puis de Jeunes Filles).Dans la continuité des prédécesseurs la vision de la mission mondiale se renforça considérablement (Student Volunteer Movement for Foreign Missions, par exemple).

Les premiers "GBU"

On fait remonter la fondation du mouvement à l'année 1877, date de la constitution du groupe de Cambridge appelé C.I.C.C.U.(Cambridge Inter-Collegiate Christian Union).
Plusieurs facteurs avaient préparé le terrain : une forte présence évangélique dans l'Université depuis un siècle, l'existence d'une Union Missionnaire impulsée par David Livingston, la tenue d'une réunion de prière quotidienne issue d'un réveil plusieurs années auparavant.
Différents groupes dans les hôpitaux de Londres avaient déjà formé, en 1873, la Medical Prayer Union. Avec la Christian Union d'Oxford, fondée en 1881, l'ensemble de ces groupes constitua le Student Christian Movement (SCM).
Des unions du même type se développèrent dans plusieurs pays surtout anglophones et se regroupèrent dans une fédération mondiale, la F.U.A.C.E. (Fédération Universelle des Associations Chrétiennes d'Etudiants), d'orientation générale évangélique et missionnaire.
Remontant au rationalisme en vogue au XIXe siècle, le courant théologique libéral ou moderniste exerçait une influence croissante sur beaucoup d'églises et, par ricochet, sur les organisations chrétiennes. On s'éloigna insensiblement de la ligne des fondateurs, attachée à la primauté de l'Évangile de Jésus-Christ, mort et ressuscité pour le salut des hommes, et à la pleine autorité des Écritures.
Des divergences de vues importantes à cause de l'ouverture du SCM aux idées nouvelles aboutirent finalement à la mise à l'écart de la CICCU, en 1910, celle-ci tenant à rester fidèle aux fondements bibliques. A partir de ce moment, deux mouvements se développèrent parallèlement.

Après les ébranlements de la première guerre mondiale l'action de la C.I.C.C.U. et des groupes analogues put reprendre.Le mouvement s'étendit progressivement à bon nombre d'universités britanniques. Par endroits une certaine entente avecla "Fédé" (F.U.A.C.E.) put se prolonger, mais plusieurs années plus tard, des dérives idéologiques graves consommèrentla rupture.

Les GBUs en France : une histoire qui commence...

En 1942, sous l'occupation allemande, quelques étudiants, à Aix-en-Provence, se réunirent pour la prière et l'étude biblique. Ils étaient encouragés par M. René Pache, fondateur des GBU suisses en 1933 et vice président de l'IFES en 1947, lequel fut l'orateur du premier camp des GBUF à Anduze, en 1943.
Dans la foulée, des groupes d'étudiants et de lycéens se formèrent à Marseille, Montpellier, Nîmes et Alès, et, un ou deux ans après à Grenoble, Lyon, Paris, Bordeaux, Lille. La première secrétaire itinérante fut Mme Raymonde de Benoît-Brunel (1947-49), suivie par plusieurs autres, dont Mlle Elisabeth de Benoit, jusqu'en 1955. Entre-temps, de nouveaux groupes virent le jour à Strasbourg, Toulouse, Montauban, Clermont-Ferrand...
Numériquement relativement faibles et avec peu de moyens, ces groupes se lancèrent hardiment dans le témoignage évangélique à l'université, découvrant la réalité de la famille chrétienne qui dépasse les frontières des dénominations.

La création d'un mouvement

L'Union des GBU de France fut officiellement constituée en 1950,l'Association des Amis des GBU, en 1952.
Le premier Secrétaire Général fut engagé en 1952, en la personne de M. Frank Horton.Issu d'une famille de missionnaires en Afrique du Sud d'origine américaine, il fut efficacement secondépar Anne-Marie, son épouse.
Il exerça son ministère dans la coordination du mouvement national, particulièrement dans le domaine del'enseignement biblique et de la formation des responsables. Dès 1952, il lança le nouveau périodique des G.B.U.,"Chantiers". En 1956, il pilota l'acquisition du chalet de La Barme, en Savoie et en 1962, l'achat du local de la rueSerpente, à Paris. Il quitta les G.B.U. en 1964 pour la direction de l'Institut Biblique Emmaüs, en Suisse.

Une période de remise en cause

Le choc des événements de 1968 affectant particulièrement toute la vie universitaire se répercuta aussi dans les GBU. Dès l'année précédente certains remous prémonitoires s'étaient subtilement manifestés.
Au moment même cela déclencha des prises de conscience inattendues mais fécondes. L'ouverture des Facultés,la communication plus facile, le questionnement provoqué par les remises en cause, le défi des discours politiques poussèrent les étudiants à plus de réflexion et d'initiatives pour une présence plus visible dans les universités (stands bibliques, conférences...) et une meilleure prise en charge de la vie du groupe local (week-ends de formation, répartition des tâches, développement de l'engagement financier...).
Avec l'accroissement du monde étudiant et la diversification des méthodes employées dans l'évangélisation d'autresmouvements d'orientation similaire vinrent se placer dans le paysage universitaire.Le rôle des nouveaux Secrétaires Généraux ne fut pas aisé : au début des années 1970, on peut parler d'une crise d'identité entraînant une réorganisation et un recentrement nécessaires.

La croissance

Après ce temps de discussions et de clarification, la décennie qui suivit connut un développement sans précédent : multiplication des groupes, engagement et adhésion de plus d'étudiants, grands congrès de Pâques, extension des contacts, apports nouveaux des Amis aux plan pratique et de la réflexion...
En 1976 furent créées les PBU (Presses Bibliques Universitaires) conjointement avec les GBU de Suisse et de Belgique.
Les années 80 et 90 ont largement bénéficié de cet héritage. Certes, on n'a pas échappé à quelques phases de reflux, soit en perte de vitesse, soit en digressions. Pour ce qui concerne la progression globale du mouvement, les effets de ces ralentissements, bien que non négligeables, sont heureusement atténués par le fait que les générations étudiantes sont relativement courtes et relevées par de nouvelles forces. Dans un environnement de plus en plus technique, morcelé, pluraliste, avec des réactions individualistes, sécuritaires, anti-sectaires, l'action des G.B.U. est parfois bien précaire, mais aussi plus que jamais pertinente, si l'on se souvient de la mission confiée par Jésus à ses disciples.

 

 
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